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Année 2018

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AUTOMNE 2018

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HIVER 2018-2019

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• La flotte européenne est restée relativement stable en 2017, bien que le taux de nouvelles constructions ait augmenté.

• Pour le transport de marchandises, la flotte rhénane compte près de 10 000 bateaux et la flotte danubienne environ 3 000 bateaux.

• Les Pays-Bas détiennent la plus grande part de la flotte rhénane, avec environ 50 % de tous les bateaux à cale citerne, à cale sèche et pousseurs ou remorqueurs. Parmi les pays du Danube, la Roumanie détient une part similaire de l’ensemble de la flotte.

 

Évolution de la taille de la flotte

 

Plus de 13 000 bateaux de navigation intérieure en activité étaient enregistrés dans les bassins du Rhin et du Danube en 2016/2017. La flotte rhénane est prépondérante avec une part globale de 75 %. La flotte européenne est restée relativement stable en 2017 par rapport à 2016.

 

En Europe, on dénombre environ 10 000 bateaux de navigation intérieure dans les pays rhénans et plus de 3 000 bateaux dans les pays du Danube. Dans les pays rhénans, 72 % de tous les bateaux sont des bateaux à cargaison sèche (automoteurs ou barges de poussage) Les bateaux-citernes représentent 15 % et les pousseurs ou remorqueurs représentent 13 %. Dans les pays du Danube, la part des bateaux à cargaison sèche est de 75 %, celle des bateaux-citernes de 7 % et celle des pousseurs ou remorqueurs de 18 %.

 

Pays rhénans

 

En 2017, 51 % de tous les bateaux en activité dans les pays rhénans battaient pavillon néerlandais, 25 % battaient pavillon allemand et les 24 % restants étaient enregistrés en Belgique, en France, au Luxembourg ou en Suisse.

Les bateaux sont majoritairement exploités dans le segment des cargaisons sèches. Au sein de la flotte néerlandaise, 70 % des bateaux sont des automoteurs à cargaison sèche ou des barges à cargaison sèche. Au sein des flottes belge et française, la part des bateaux à cargaison sèche est encore plus élevée, avec respectivement 82 % et 95 %. Proportionnellement, la flotte allemande compte un nombre plus élevé de bateaux-citernes et la part des bateaux à cargaison sèche n’est « que » de 66 %. La Suisse et le Luxembourg sont des pays dans lesquels la part des bateaux-citernes atteint des valeurs supérieures à 50 % : la part des bateaux-citernes est de 86 % pour la flotte suisse et de 82 % pour la flotte luxembourgeoise.

 

Structure globale de la flotte dans les pays rhénans (nombre de bateaux à cale sèche, bateaux à cale citerne et de pousseurs et remorqueurs) par nationalité*

Source : analyse de la CCNR basée sur des données des administrations nationales.
*Les données pour l’Allemagne sont pour 2016

CH5 Overall structure of the fleet in Rhine countries by nationality

 

Évolution de la flotte dans les pays rhénans (nombre de bateaux à cale sèche, de bateaux à cale citerne, de pousseurs et remorqueurs)

Source : Analyse de la CCNR basée sur les données des administrations nationales. Nota : pour l’Allemagne, les données indiquées pour 2017 sont celles de 2016.

CH5 Evolution of the fleet in Rhine countries

 

Le nombre de bateaux a connu une tendance à la baisse au cours de la dernière décennie. En 2016 et 2017, le taux de nouvelles constructions a toutefois augmenté, ce qui a permis de mettre un terme au déclin de la flotte rhénane. La capacité totale de chargement n’a pas diminué au cours de la dernière décennie, contrairement au nombre de bateaux. Cela s’explique par le fait que de petits bateaux ont été retirés du marché, tandis que des bateaux ayant une capacité de chargement plus élevée ont été mis sur le marché, surtout avant 2010.

En 2017, la capacité de chargement des unités de cargaisons sèches et liquides s’élevait à 13,5 millions de tonnes dans les pays rhénans. Le nombre de bateaux (y compris les pousseurs et remorqueurs) s’élevait à plus de 9 800 unités.

 

Évolution de la flotte à cale sèche dans les pays rhénans

Source : Analyse de la CCNR basée sur les données des administrations nationales.
Nota : pour l’Allemagne, les données indiquées pour 2017 sont celles de 2016.

CH5 Evolution of the dry cargo fleet in Rhine countries

 

Le nombre des bateaux à cale sèche a encore diminué en 2017 ; du fait de l’augmentation du taux de construction et de l’arrivée sur le marché de bateaux plus grands, la capacité totale de chargement n’a pas suivi cette diminution. En 2017, 50 % du total des bateaux à cale sèche de la flotte rhénane battaient pavillon néerlandais, 22 % pavillon allemand, 15 % pavillon français et 13 % pavillon belge. Les parts de la Suisse et du Luxembourg étaient inférieures à 0,1 %.

 

Évolution de la flotte à cale citerne dans les pays rhénans

Source : Analyse de la CCNR basée sur les données des administrations nationales.
Nota : pour l’Allemagne, les données indiquées pour 2017 sont celles de 2016.

CH5 Evolution of the tanker cargo fleet in Rhine countries

 

Le nombre des bateaux à cale citerne a encore diminué en 2017 pour atteindre 1 501 unités, mais la baisse a été plus limitée par rapport aux années précédentes. La capacité de chargement totale est restée relativement stable en se maintenant à un niveau d’environ 3,1 millions de tonnes. La capacité de chargement moyenne par bateau a dépassé le seuil de 2 000 tonnes.

 

Évolution de la flotte de pousseurs et de remorqueurs dans les pays rhénans (nombre de bateaux)

Source : administrations nationales, analyse de la CCNR. Nota : pour l’Allemagne, les données indiquées pour 2017 sont celles de 2016.

CH5 Evolution of the push & tug fleet in Rhine countries

 

Dans tous les pays rhénans à l’exception de la France, la flotte de pousseurs et remorqueurs est restée relativement stable sur une décennie, à un peu plus de 1 200 unités. La flotte belge de pousseurs et remorqueurs connaît actuellement une tendance à la baisse, tandis que la flotte néerlandaise se développe.

 

Pays danubiens

 

Les bateaux à cale sèche représentent 75 % des 3 214 bateaux exploités sur le Danube. 18 % sont des pousseurs ou remorqueurs et 7 % sont des bateaux-citernes.

Parmi les 2 424 bâtiments à cale sèche, 84 % sont des barges de poussage (bâtiments non motorisés).

La capacité de chargement totale de la flotte du Danube s’élève à 3,4 millions de tonnes, dont 93 % de tonnage de cargaison sèche et seulement 7 % de tonnage de cargaison liquide.

La Roumanie possède la première flotte du Danube avec une part de 50 % du nombre de bateaux et une part de 48 % de la capacité totale de chargement. La flotte roumaine augmente depuis plusieurs années, tandis que les flottes d’autres pays du Danube diminuent, en particulier celles de la Hongrie, de la Slovaquie et de la Serbie.

 

Structure de la flotte dans les pays du Danube (nombre de bateaux à cale sèche, bateaux à cale citerne et de pousseurs et remorqueurs) par nationalité*

Source : Commission du Danube
*Les chiffres sont ceux de 2016

 

En 2016, les bateaux ukrainiens présentaient la capacité de chargement moyenne la plus élevée des pays du Danube, avec un tonnage moyen de 1 547 tonnes pour les bateaux à cale sèche et de 1 667 tonnes pour les bateaux à cale citerne. Dans le segment des cargaisons sèches, les bateaux slovaques (1 535 tonnes) et bulgares (1 495 tonnes) occupaient les deuxième et troisième rangs derrière l’Ukraine. Les plus petits bateaux à cale sèche se trouvent en Croatie (807 tonnes).

Seuls 406 des 2 536 bateaux à cale sèche des pays du Danube étaient motorisés. La raison de cette part plutôt faible est liée aux modalités d’exploitation sur le Danube. Ainsi, le recours aux pousseurs et remorqueurs propulsant des barges revêt une grande importance sur le Danube, où les convois comprennent souvent jusqu’à 16 barges de poussage. La part des automoteurs est par conséquent plus réduite que dans les pays rhénans.

 

Évolution de la flotte à cale sèche dans les pays danubiens

Source : Commission du Danube

 

Le segment des bateaux à cale citerne est dominé par la flotte roumaine qui détient une part de 46 %, suivie de la Serbie (18 %), de la Croatie (14 %) et de la Bulgarie (9 %). Avec un total de 203 bateaux-citernes immatriculés dans les pays du Danube, le segment de la flotte à cale citerne ne représente que 6 % de la flotte totale du Danube.

 

Évolution de la flotte à cale citerne dans les pays danubiens

Source : Commission du Danube

 

Ici aussi, les bateaux ukrainiens présentent la capacité de chargement moyenne la plus élevée, avec 1 667 tonnes. Les bateaux-citernes roumains sont parmi les plus petits, avec en moyenne seulement 925 tonnes.

 

Évolution de la flotte de pousseurs et de remorqueurs dans les pays danubiens (nombre de bateaux)

Source : Commission du Danube

 

Le nombre de pousseurs et remorqueurs a légèrement diminué à partir de 2010, principalement en raison de la réduction des flottes ukrainienne (-25 %) et hongroise (-27 %). En 2015 et 2016, la forte baisse était due à une réduction du nombre de pousseurs et de remorqueurs serbes. La flotte roumaine, qui était en recul jusqu’en 2014, a connu une très forte croissance en 2015 et 2016. La Roumanie est ainsi le seul pays où le nombre de pousseurs et de remorqueurs a augmenté depuis 2005. Des tendances négatives ont été observées dans tous les autres pays.

 

Comparaison de la structure de la flotte rhénane et de la flotte danubienne (2016/2017)

 

Les flottes du Rhin et du Danube présentent une structure similaire – la plupart des bateaux transportent des cargaisons sèches en vrac. En 2016/2017, un total d’environ 7 100 et 2 400 bateaux à cale sèche ont été exploités respectivement dans les pays du Rhin et du Danube. La structure des flottes diffère légèrement dans le segment des bateaux à cale citerne. L’activité dans ce segment étant plus importante dans la région du Rhin, davantage de bateaux sont exploités dans cette zone (15 %). Environ 1 500 bateaux-citernes étaient en activité sur le Rhin, contre 203 dans la région du Danube. La flotte de pousseurs et remorqueurs représente un pourcentage plus élevé que les bateaux-citernes dans la structure de la flotte du Danube, ce qui montre que le mode opérationnel avec recours aux convois revêt une grande importance sur le Danube.

 

Structure de la flotte rhénane

Source : administrations nationales

CH5 Rhine structure of the fleet

 

Structure de la flotte danubienne

Sources : Commission du Danube

 

Construction de nouveaux bateaux

 

En 2017, le tonnage de cale sèche ajouté au marché était environ 75% plus élevé qu’en 2016

 

En 2017, le taux de nouvelles constructions a considérablement augmenté en Europe occidentale par rapport aux années précédentes. Ce fut le cas tant pour les bateaux à cale sèche que pour les bateaux à cale citerne. Les 28 nouveaux bateaux à cale sèche d’une capacité totale d’environ 80 000 tonnes ont représenté une augmentation de 75 % (en nombre et en capacité) par rapport à l’année précédente. Le taux de nouvelles constructions dans le segment des cargaisons sèches poursuit son redressement, après avoir atteint son niveau le plus bas en 2014.

Le segment des bateaux-citernes a également augmenté son taux de nouvelles constructions en 2017. 27 nouveaux bateaux d’une capacité totale de 67 000 tonnes ont été mis en service. L’augmentation de 35 % en nombre d’unités et de 40 % en tonnage a été moins forte que dans le segment de la cale sèche. Cela s’explique par le fait que le segment de la cale citerne avait déjà beaucoup investi dans de nouvelles capacités au cours des années précédentes, en raison de la conversion des bateaux à simple coque en bateaux à double coque.

 

Nouvelles capacités mises sur le marché dans les segments de la cale sèche et de la cale citerne (tonnage 1000 t)

Source : IVR

 

En 2016 et 2017 est intervenue une plus grande diversification en ce qui concerne les pays d’immatriculation des nouveaux bateaux. À titre d’exemple, en 2017, 13 des 28 nouveaux bateaux à cale sèche – soit environ la moitié de tous les nouveaux bateaux de l’année – ont été immatriculés en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg. Les 15 autres bateaux ont été immatriculés aux Pays-Bas. Par contre, dans les années 2012-2015, et surtout en 2014, lorsque les taux de nouvelles constructions ont atteint leur point le plus bas, presque tous les nouveaux bateaux étaient immatriculés aux Pays-Bas.

 

Nouveaux bateaux à cale sèche mis sur le marché, par pays d’immatriculation (valeurs 2011-2017)

Source : IVR

 

Cette diversification est également intervenue en ce qui concerne les nouvelles constructions de bateaux à cale citerne. La part des nouveaux bateaux-citernes allemands est en hausse depuis 2011 et a atteint 60 % en 2017. Dans le segment de la cale citerne, la Suisse et le Luxembourg font également partie des pays d’immatriculation.

 

Nouveaux bateaux à cale citerne mis sur le marché, par pays d’immatriculation (valeurs 2011-2017)

Source : IVR

 

De nouveaux pousseurs remorqueurs et pousseurs-remorqueurs sont moins fréquemment observés. Entre 2012 et 2017, seulement 20 nouvelles constructions de ce groupe ont été mises sur le marché en Europe occidentale, dont 12 aux Pays-Bas. En 2017 ont été mises sur le marché quatre nouvelles constructions, deux en Allemagne, une aux Pays-Bas et une au Luxembourg.

 

Suivi de la capacité

 

Taux d’utilisation des capacités dans le segment de la cale sèche (en %)

Source : Panteia et CCNR

 

En 2017, le taux moyen d’utilisation de la flotte à cale sèche a baissé par rapport à 2016. Le graphique correspondant présente l’évolution du rapport entre l’offre et la demande en navigation intérieure pour les différents segments de marchandises. Il peut être observé que les bateaux de plus de 2 000 tonnes ont contribué à cette baisse.

Les principales raisons de cette baisse sont, d’une part, les taux de croissance négatifs de certains segments de cargaison qui revêtent une grande importance pour ces catégories de bateaux (le charbon et le minerai, en raison de la fermeture de centrales au charbon) et, d’autre part, de meilleures conditions hydrologiques par rapport à 2016.

En 2016, des périodes de basses eaux sont survenues d’octobre à décembre, mais seulement en janvier pourl’année 2017. L’utilisation des capacités est restée élevée pour les catégories de bateaux d’une capacité de chargement jusqu’à 1 000 tonnes ainsi que pour la catégorie de bateaux de 1 000 à 2 000 tonnes, malgré les niveaux d’eau plus élevés.

Bien que la flotte de cargaison sèche affiche un redressement structurel depuis la crise, le taux d’utilisation de la capacité n’a toujours pas atteint les valeurs de 2007 et 2008. Cela est principalement dû à une forte augmentation de la capacité de la flotte. Ces développements témoignent d’une surcapacité persistante de la flotte à cale sèche. Il convient toutefois de souligner que la surcapacité ne concerne que la catégorie des bateaux les plus grands.

 

Taux d’utilisation des capacités dans le segment de la cale citerne (en %)

Source : Panteia et CCNR

 

En 2017, le taux moyen d’utilisation de la flotte à cale citerne a augmenté de 3 % pour atteindre 64 %. Cette hausse est principalement due au retrait de bateaux à simple coque et à l’augmentation de la prestation de transport (davantage d’acheminement vers l’arrière-pays et moins de transports entre les ports).

En raison de l’obligation de transporter quasiment toutes les cargaisons liquides à bord de bateaux à double coque à partir de 2019, presque tous les bateaux-citernes à simple coque ont récemment été retirés du marché. Les bas niveaux d’eau des dernières années ont retardé le retrait du marché de ces bateaux-citernes. L’an passé, cela a principalement concerné les bateaux-citernes de plus de 2 000 tonnes.

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Un projet co-financé parCommission Européenne

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